
Je n’ai pas décroché !
Bienvenue sur Ligne Rouge. Le podcast pour ceux qui tombent mais ne renoncent pas !
Dans ce podcast, nous partagerons sur le monde du travail. Des anecdotes, des exemples précis, de l’actualité, des vérités qui dérangent. Et une voix : la mienne.
Je m’appelle Grégory CARON. J’ai traversé les tempêtes, vécu l’échec et la chute. Mais je m’en suis relevé. Maintenant, avec Ligne Rouge, je vous donne les clés pour tenir, agir et reprendre le contrôle…
Dans ce premier épisode, on va parler d’une vérité qui rassure… enfin surtout les autres : dans l’entreprise, personne n’est irremplaçable. Je vais vous raconter l’instant où cette idée abstraite, terrible, éloignée, d’une grande banalité, est devenue – pour moi – une vérité brute et douloureuse.
Spoiler : ca pique.
La fin d’une histoire, d’un rôle, d’une identité. Ensuite, on tirera les leçons de cette expérience pour transformer ce sentiment de vulnérabilité en un avantage stratégique pour ne pas perdre confiance et garder le contrôle. Parce que oui, on peut se faire virer. Mais non, on est pas obligé de se faire avoir.
1ERE PARTIE : MON EXPERIENCE.
Pour moi, c’était un mardi. Je m’en souviens parfaitement. 11h30. Mail dans ma boîte : Objet : point RH jeudi 10h. » Le fameux point qui précède le point de non-retour.
Vous savez ce que j’ai pensé en premier ? « Chouette, je vais avoir une prime ». Spoiler : c’était pas ca…
Bon, après quelques minutes, je me suis dit : « Il doit y avoir une erreur. Ce n’est pas pour moi. C’est pour Bertrand, celui qui pique les 4 couleurs.» Spoiler : c’était pas ca non plus…
Je n’y croyais pas car j’étais loyal. J’étais compétent. J’étais engagé. J’avais même rapporté plusieurs fois les croissants pour déjeuner.
Rien n’y a fait. On peut tout donner, mais il ne faut jamais oublier son parapluie les jours de pluie, Parce que s’il pleut, personne ne te prêtera le sien.”
La RH n’avais rien contre moi. Aucun reproche. Aucunes évaluations négatives. C’était comme ca…
Et là, j’ai compris. J’étais lâché. J’étais sorti de leur tête. J’étais devenu comme cet abonnement Netflix qu’on a consommé jusqu’au trognon et qu’on finit par résilier.
Je réalisais que pendant que je me croyais utile, eux me considéraient comme un problème à résoudre..
Cette sensation est indescriptible. Vous réalisez qu’une part de vous n’existe plus.
Vous êtes devenu une ligne dans un tableau. Un coût à optimiser.
Et mon boss dans tout ça ? Mon mentor ? Mon ami même… celui qui likait mes photos de vacances sur Twitter et qui me payait des bières le jeudi soir ? Il a préféré éviter la conversation, un peu comme on évite de croiser une ex au supermarché. Il ne m’a même pas envoyé un gif de soutien… Alors quand tout était terminé, et qu’il tenta quand même de m’appeler ; ce jour là, je n’ai pas décroché.
2NDE PARTIE : LES CHIFFRES DES RUPTURES PROFESSIONNELLES EN FRANCE
Mon histoire n’a rien d’exceptionnel. Et c’est ça le plus troublant.
En 2024, il y a eu plus d’1 million et demi de ruptures professionnelles. 2 fois plus qu’il y a 10 ans. Oui oui, les divorces ont explosé : même dans l’entreprise !
Ces chiffres nous disent trois vérités brutales :
Première vérité : L’indispensabilité n’existe plus.
Vous pouvez être le Ronaldo de votre domaine, avoir 20 ans d’expérience, connaître tous les dossiers par cœur. Si l’entreprise décide que vous devez vous partirez… vous partirez. Même Steve Jobs a été viré d’Apple, c’est dire…
L’indispensabilité, c’est un concept du XXe siècle, désuet. Un peu les réunions de 2h le vendredi après midi…
Aujourd’hui, tout est externalisable, délocalisable, automatisable. Y compris vous. C’est triste mais il faudra bien s’y faire.
D’ailleurs, ne rigolez pas : ils sont en train d’inventer une IA qui pourra répondre au téléphone avec mon accent du nord « Bonjour, je suis Greg GPT, prêt à automatiser les licenciements »
Deuxième vérité : Votre loyauté n’est pas réciproque.
J’ai donné des années de ma vie à cette entreprise. Des soirées et des week-ends sacrifiés, des vacances écourtés, J’ai même annulé un apéro pour boucler un dossier. C’est dire si j’y croyais ! Et je pensais que cette loyauté était partagée.
Erreur. L’entreprise n’a aucune loyauté envers vous. Elle a des intérêts économiques. Point final. C’est un peu comme une appli de rencontre : elle swipe à droite si vous êtes utile (ou de la famille) ; ou elle swipe à gauche, s’il n’y a plus de fit…
Il n’existe pas de compte épargne émotionnel pour stocker cette loyauté que vous donnez généreusement.
Troisième vérité : Vous êtes seul.
Le jour de votre convocation, vous découvrez que vous n’avez plus aucun allié dans l’entreprise. Même vos « amis » collègues regardent ailleurs. Le jour où ça sent le sapin, vos collègues deviennent des ninjas. Invisibles. Silencieux. Vous êtes devenus un Zombie de Walking Dead, qu’il faut absolument éviter pour ne pas être contaminé… Ceux qui partageait vos pauses café, vous invitaient à déjeuner, partageait des moments de vie, et des potins chaud de l’open space… tout ceux là se détourneront.
Ne comptez pas sur un «bon courage » par Slack, la solidarité 3.0 a ses limites…
Pourquoi ? Certains ont peur, d’autres s’en foutent, quelques uns diront « il était temps, ca fera plus de place à la machine à café ! »
Cette solitude est difficile à encaisser. Car vous réalisez que toutes ces relations que vous aviez construite et que pensiez sincères n’étaient en réalité que des relations de circonstance.
Alors, qu’est-ce qu’il faut retenir de tout ça ? Pour moi : 3 leçons.
La première ? Commencez à vous préparer comme si vous étiez jetable. Parce que vous l’êtes. Mais attention : jetable ne veut pas dire périmé. Vous êtes une édition limitée. Pas une promo de tête de gondole. On garde la tête haute : vos compétences, votre expériences et vos valeurs, personne ne peut vous les enlever.
Deuxième leçon : Votre carrière, c’est VOTRE business. Ne confondez jamais votre identité avec votre poste. Sinon, le jour où on vous le retire, vous risquez de chercher votre âme dans le local technique ou à passer vos journées sur Linkedin « Hey, Im’ Open To work ».
Votre valeur, vous la tenez de vous même. Pas d’un contrat. Pas d’un manager. Pas d’un titre. Le jour où vous l’ancrerez, vous deviendrez plus solide et plus difficile à déstabiliser.
En enfin, Troisième leçon : Dans ce monde du travail brutal, croyez moi, la naïveté est un luxe que vous ne pouvez pas vous permettre. C’est un peu comme venir en tongs à un entretien : ça peut passer, mais c’est quand même risqué. Une entreprise agira toujours selon ses intérêts. Ce n’est pas personnel, c’est le business. Alors, accommoder vous de la logique du jeu interne et protégez vous : documentez, anticipez, ayez un plan B, un plan C, un plan D, mais surtout pas de plan Q… bref : gardez toujours une option en main.
CONCLUSION
Oui, vous êtes remplaçable. Mais vous êtes aussi libre.
Libre de construire votre propre valeur.
Libre de ne plus dépendre du regard d’un manager ou d’un organigramme.
Libre de transformer vos cicatrices en expériences.
Libre de choisir et de vous réinventer.
Parce qu’au fond, l’entreprise peut se passer de vous…
Mais vous, vous ne pourrez jamais vous passer de vous-même.
Alors reprenez le pouvoir là où il a toujours été : en vous.
Dans vos compétences, dans vos choix, dans votre lucidité.
Chaque convocation peut être une claque.
Mais aussi une opportunité de redéfinir vos règles de vie.
Vous n’êtes pas un poste. Vous n’êtes pas un coût dans un tableau Excel.
Vous êtes une personne. Avec un parcours, une histoire, une force unique.
Et si un jour un mail arrive avec comme objet : « Point RH à 10h », vous saurez quoi faire. Spoiler : ne paniquez pas !
C’est la fin de cet épisode. Merci d’avoir écouté Ligne Rouge. Le podcast pour ceux qui tombent mais ne renoncent pas ! Si cet épisode vous a parlé, partagez-le. Abonnez-vous. Et si vous aussi traversez une période difficile, je peux vous aider à reprendre la main.
Rendez-vous sur ligne-rouge.co.
À bientôt.
Grégory CARON.



